Le collectif Monnaie Libre Occitanie a organisé le 2eme jeu Ğeconomicus  à Lodève en partenariat avec le collectif BEL (Bon d’Échange Lodévois) qui viens de créer la 1ère MLC adossée sur la Ğ1.


Nous avons été accueillis par la compagnie des jeux qui sont d’ailleurs intéressés pour ajouter le Ğéconomicus à leur large panel de jeux 🙂
Pour cette 2ème partie nous étions 12 (3 animateurs et 9 joueurs), ce qui est déjà bien compte tenu du faible nombre d’habitants et de la saison (s’enfermer dans une salle toute la journée par un beau dimanche ensoleillé avec la montagne et la rivière a coté…il faut être motivé). Cette partie faisait suite à une conférence sur la monnaie libre que j’ai présenté la veille  à laquelle une trentaine de Lodévois ont assistés. La plupart des joueurs avaient assister a la conférence.

Les joueurs ont expérimenté deux systèmes monétaires différents : la monnaie-dette le matin et la monnaie-libre l’après-midi.
En monnaie-dette, les joueurs devaient emprunter de la monnaie auprès de la banque pour en obtenir, alors qu’en monnaie libre l’après midi ils ont co-créé cette monnaie par dividende universel.
Pour en savoir plus, reportez vous aux règles officielles du jeu Ğéconomicus.

 

 

Le matin, la banque faisait aussi banque d’affaire en revendant les valeurs saisies aux joueurs en défaut de paiement :

Nous avons intégré une joueuse supplémentaire pour la partie monnaie libre l’après-midi. Nous en aurions refuser 2, car une variation d’un seul joueur impacte peu les résultats mais à partir de 2 ou plus ça n’est plus négligeable !

Surpris par la pluie l’après-midi, nous avons du finir la partie a l’intérieur :

 

 

 

A la fin de la journée, nous avons fait un bilan tous ensemble autour du graphe des résultats globaux :

Ce graphe donne plusieurs indicateurs dont voici les définitions :
– l’écart-type est un indicateur permettant d’évaluer le degré d’inégalités, c’est la moyenne des écarts a la moyenne.
– Le seuil de pauvreté, défini ici comme étant 60% du solde médian.

On constate que l’écart-type est beaucoup plus élevé en monnaie dette qu’en monnaie libre (80% au lieu de 25%) et la moyenne bien plus basse (60 au lieu de 80). Donc les inégalités sont beaucoup plus atténuées en monnaie libre, et chacun créer en moyenne davantage de valeurs économiques (moyenne plus haute).

En conclusion, sur cette partie là en tout cas, la monnaie-libre est plus efficace et produit moins d’inégalités ! Une seule partie n’étant pas suffisante pour généraliser, je vous invite a rechercher sur internet les compte-rendu des autres parties de Ğéconomicus, il en a déjà été publié plus d’une quarantaine depuis que le Ğéconomicus existe, ce qui commence à faire un échantillon de données important pour voir si certains phénomènes sont systématiques ou pas.

Bonne recherche 🙂

Éloïs, référent Hérault pour le collectif Monnaie Libre Occitanie.